lundi 16 janvier 2012

Dominique de Villepin part à la reconquête de l'UMP





Dans un précédent billet je me demandais à quel Dominique de Villepin héritier de la Chiraquie allions nous avoir affaire, durant la présidentielle de 2012 :
Le Chirac de 1981 qui a été capable de faire élire Mitterrand par haine de Giscard, ou le Chirac de 2007 qui a troqué son soutien à Sarkozy contre la prescription d'une anosognosie judiciaire ?
Reuters/Charles Platiau
Et ... je dois vous avouer que depuis sa conférence de ce matin, lors de la présentation de son équipe de campagne, j'ai eu réponse à ma question : Il se présente en faisant une campagne assumée à droite "contre" Nicolas Sarkozy, chassant sur ses terres en essayant d'attirer vers lui quelques biches ou quelques cerfs égarés. Cela lui permettrait d'essayer, à l'instar d'autres ténors de l'actuelle majorité en embuscade, d'essayer de reconstruire un semblant de droite gaullo-chiraquienne pour 2017 .... tout un programme ! Comme en 1996, la guerre des droites aura lieu. Curieuses coïncidences ? Mais non, voyons ! Une continuité logique pour les descendants directs de Chirac et Balladur !

Candidat au dessus des partis ou plutôt à l'assaut d'un parti ?

Après avoir contrôlé son stress et pris un ton solennel des plus graves, l'ex premier ministre a fustigé le bilan de Nicolas Sarkozy, estimant que la perte du triple AAA résumait à elle seule l'action d'un quinquennat placé sous le signe de l’échec :
« l’échec d’un choix fait dès 2007, celui d’ouvrir les vannes de la dépense »
« l’échec d’un volontarisme de façade »
« l’échec d’une vision dans laquelle tout dépendait de cette unique formule magique: tout faire pour conserver le triple A. »
Mais il est a noté qu’après avoir dézingué sans retenue son meilleur ennemi, Dominique de Villepin s'est attelé a dissocier l'action de la majorité UMP à celle du président-candidat.  Leur promettant de leur écrire dans les prochains jours le tremolo dans la voix, il a vanté la réforme des universités, les retraites ou encore le crédit impôt recherche, qui selon lui sont des réussites a attribuer aux valeureux députés UMP et NC ... j'en ai la larmichette à l’œil ... pas vous ?

J'attends avec impatience la teneur des réponses du camp d'en face suite à cette appel vilpiniste à rentrer en resistance contre Sarkozy ! Thierry Mariani, jamais avare en réaction, nous en donne le ton :
« A force de taper trop fort, ses propos n'ont plus de poids et la majorité se souvient de son passage à Matignon et du mépris qu'il avait pour elle à cette époque, n'écoutant que lui, l'épisode du CPE en étant l'expression la plus caricaturale »
« Alors que la situation nécessite responsabilité, rassemblement et sérieux, Dominique de Villepin a montré ce matin avec beaucoup de force que sa démarche n'était motivée que par de la rancune et par la haute estime qu'il a de lui-même »
  Ça promet ... à suivre ...