vendredi 9 décembre 2011

Sarkozy à Marseille : les mots de mon dégoût

Hier, c’était « Diner républicain » dans le 17ème ! Les militants et sympathisants socialistes de l’arrondissement se sont donné rendez-vous dans un sympathique restaurant portugais où l’on sert un excellent vin rouge « Loios » que je conseille vivement aux connaisseurs.

Revenant sur la reconversion de Nicolas Sarkozy en porte parole de l’hôpital nord de Marseille, après avoir annoncé lui-même la mort du policier Eric Lalès plus tôt dans la journée, je n’ai pas pu m’empêcher de me moquer de notre cher président, en prédisant la fuite prochaine dans la presse (Paris Match par exemple !) de photos « volées » le montrant vêtu de la plus belle blouse de chirurgien, essayant de réanimer le pauvre homme à l’article de la mort. Je dois vous avouer que même en sachant qu' « Impossible n’est pas Sarkozy » j'avais dit cela sur le ton de la blague facile, vous savez celle qui vient juste après le quatrième verres de vin ! Voila vous y êtes ! 

J’étais vraiement loin de me douter qu’il était capable de faire  pire que cela !

« Tu veux savoir si, pour des raisons de communication politique, Sarkozy a décidé de l’heure de la mort d’un homme ? Eric Lalès était dans un état désespéré depuis hier après-midi. Après une discussion avec les médecins, sa femme a demandé à ce qu’on le débranche. Il était en état de mort clinique, de mort cérébrale. L’annonce de sa mort est tombée en même temps que celle de la visite de Sarkozy : tu imagines que ça tombait mal… Les réseaux sociaux de policiers ont pleuré sa mort hier soir à partir de 23h. Comment se fait-il que le président de la République puisse « partager les derniers instants » de ce policier 20 heures plus tard ? Les politiques ont demandé à ce que la nouvelle ne soit pas annoncée. Sarkozy n’a pas vu Eric Lalès vivant. »
Ces révélations de Marc Louboutin, écrivain et ancien policier à la retraite, à Olivier Bonnet (Plume de presse) ont été corroborées par un membre du personnel de l’hôpital confirmant le fait que le policier était en état de mort cérébrale avant la visite présidentielle. Le président aurait donc volontairement fait retarder la mort du policier afin d'avoir le temps de vêtir les habits de "faucheuse", et ainsi pouvoir l'annoncer de façon solennelle à la nation.

Alors quoi dire ? Plutôt, que dire que nous n’ayons pas « encore » dit à propos des méthodes honteuses, morbides et inqualifiables pratiquées par la personne censée représenter l’éthique du haut du perron de la nation ! Quels adjectifs « nouveaux » pourrions-nous utiliser ! Quels sentiments pourrions-nous « encore » exprimer ! 

Mes mots pour exprimer mon profond dégoût (liste non exhaustive ) :

abattement, allergie, antipathie, aversion, déplaisir, haine, haut-le-coeur, horreur, indigestion, nausée, répugnance, répulsion, spleen, abomination, antipathie, dégoût, haine, hostilité, inimitié, mortuaire, sinistre,sombre, triste,grossièreté, impertinence,impolitesse, impudence, impudeur, incongruité, inconvenance, incorrection, obscénité répugnance, répulsion, ressentiment, funeste, lugubre, macabre, écoeurement ... 

D'autres mots chez les amis blogueurs :

Eric Lalès est mort 2 fois,  L'ignoble communication présidentielle, Sarkozy joue avec la mortQuand j’ai lu qu’on avait attendu la venue de Sarko pour le débrancher…Sentiment d'écœurementLa mort ou la vie ? , Mort une fois de trop, La danse macabre de Sarkozy sur le cadavre d’un policier : une honte nationale, Sarkozy ou l’indécence vomitive d’un petit président,   Quand Sarkozy joue sur la vie et la mortd'un policier pour faire un coup médiatiqueLes "antisarkozistes primaires" avaient raison.

La blogosphère à son « humble niveau » a su recouper les propos, vérifier les sources, faire sortir et relayer l'information. Reste aux médias de masse à jouer leur rôle !